Joseph Berge

Berge, Joseph, avocat français, né à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 7 décembre 1876*, décédé à Paris le 6 janvier 1963*.

Avocat, délégué général des lycées depuis 1896 à la Ligue des Enfants de France (dont il sera plus tard administrateur), Berge était membre de la Conférence Molé-Tocqueville. Il s’y montra très discret mais tint, à la séance du 30 juin 1899, à prendre la parole sur une motion relative à la politique générale du ministère. Appelant à l’apaisement pour le bon renom de la France, il y dressa ce tableau des deux forces en présence :

Les Dreyfusistes doivent se souvenir qu’ils ont lutté contre l’ensemble de la nation. Leur parti comprenait à l’origine la famille Dreyfus, les israélites, les protestants, la plupart des énergumènes de Paris et un millier de chrétiens de bonne foi. Le nôtre, c’était le gros de la France, non seulement la France militaire et les cinq ministres de la guerre, non seulement la France intellectuelle de MM. Lemaitre et Coppée, mais encore la France qui travaille de ses mains, la France du petit commerce, la France agricole et industrielle. (Annuaire de la conférence pour 1899, Paris, Au siège de la Conférence, [1899], p. 256-257).

En décembre 1899, lors de la discussion relative à la candidature de Mercier aux sénatoriales, il déposera un ordre du jour le célébrant et considérant que sa « bonne foi […] ne saurait être mise en doute au sujet de l’affaire Dreyfus » (Annuaire de la conférence pour 1900, Paris, Au siège de la Conférence, [1900], p. 49). Nous n’avons d’autre trace de Berge dans l’Affaire qui sera, par la suite, avocat à la Cour d’appel (1901-1913) et publiciste.

Sources et bibliographie : on pourra consulter son dossier de la Légion d’honneur sous la cote : 19800035/415/55461.

Philippe Oriol

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