Albène, André (Ferdinand André Delcamp dit, publiciste et homme de lettres français, né à Paris le 6 novembre 1874*, décédé en 1964.
Nous savons peu de choses d’André Albène, répartiteur des Contributions directes de la Ville de Paris, rédacteur au dreyfusard La Paix, où il eut en cherge de rendre compte du procès de la Haute Cour, et traducteur occasionnel des Nouveaux mariés de Bjørnstjerne Bjørnson (Savine, 1895). Il donnera aussi au moins trois pièces de théâtre : L’Éternel féminin, avec Lucien Duval (Casino d’Enghien, mai 1899), Bonne amie, toujours avec Lucien Duval (Athénée, mai 1900 ; édité chez Albin Michel en 1904) et, sous son véritable nom, L’Éperon avec Louis Schneider (Mathuriens, 1905 qui sera édité par Albin Michel en 1903). C’est sous ce nom qu’il publiera bientôt un grand nombre de romans, dont le premier sera intitulé Chocho, de l’Académie française (Albin Michel, 1903) et qui sera suivi par un grand nombre d’autres, « romans d’amour » aux titre prometteurs : Princesse de rêve, Un as d’amour, La leçon de flirt, L’Amour, poison du cœur, L’Envoûteuse, Les Ailes du Bonheur, Entre deux coeurs, L’appel du bonheur, Le Berger de mes rêves, Duel d’amantes, Lorsque l’enfant parait, Mon bonheur est le tien, Mon cœur à son secret, Le Bonheur de Colette, Mon beau rêve d’amour, etc.
Sa seule trace d’engagement – à notre connaissance – dans l’Affaire est la signature qu’il donna, quelques jours après le verdict de Rennes, avec toute la « Jeune littérature », à l’adresse des « groupes de la jeunesse artistique, littéraire et sociale de France » par laquelle les signataires réaffirmaient à Lucie Dreyfus la force de leur conviction en l’innocence de son mari.
Philippe Oriol