Angelfred

Angelfred, poète français dont nous ignorons tout.

Collaborateur de La Croix, il y publia, peu après « J’Accuse… ! », quelques poèmes tels que « Âme de la France » (30 janvier), qui appelait les Français au sursaut : 

Allons, debout, Français ! Et sus aux renégats Qui veulent, aux Germains, livrer notre patrie ! Au pilori clouez ces traîtres, ces Judas, Soldés par l’Allemagne et la juiverie !

ou « L’Argent et l’Honneur » (13 février) :

Jusques à quand le Juif sera-t-il maître ? Échappe, ô France, au croc du harponneur ! L’infâme ! Il veut pour délivrer un traître, À prix d’argent, t’arracher ton honneur !

Ce dernier poème, sera repris un peu plus tard dans l’année chez J. Mersch imprimeur, dans une plaquette intitulée Fleurs de la Patrie ! (inconnue de Desachy et de Lipschutz). Deux autres poèmes y sont consacrés à l’Affaire : « Vive l’Armée ! » (qui exalte Gonse, Henry, Boisdeffre et Pellieux et dont le refrain est : « À bas les Juifs ! Vive l’Armée ! », p. 1) et « À bas !! » (dont chaque strophe est consacrée à un dreyfusard : Zola, Picquart, Scheurer, Mathieu, Leblois, p. 3). Sans surprise, on retrouvera son nom, à la fin de l’année, dans la 10e liste du monument Henry.

Philippe Oriol

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