Adamovitch

Adamovitch, sujet serbe dont nous ignorons tout.

Selon, Cernuscki, ainsi qu’il le dit à Rennes, Adamovitch aurait reçu les confidences du conseiller aulique Mosetig, certifiant la culpabilité du capitaine et celle d’autres « espions » : Crémieu-Foa, Guénée et un certain Hoffmann (Cassation ii. ii, tome 3, pp. 81 et 93. Il le réaffirmera en 1904 : ibid., p. 265). Mosetig, informé par Frischauer à la demande de Joseph Reinach, démentira la « révélation » dans la Neue Freie Presse du 5 octobre 1899 (repris dans Le Siècle du 7 octobre) ce qu’il répétera, à la requête de Dreyfus, le 7 novembre 1899 (Cassation ii. ii, tome 3, p. 86). Il déclarera formellement, à cette occasion, ne pas se rappeler « avoir jamais parlé à un Serbe nommé Adamovitch » : « je suis certain de ne pas le connaître ». Il le redira, à l’occasion de la seconde révision, en mars 1904 (Cassation ii. ii, tome 3, p. 186).
Lors de la seconde révision, il fut mis en cause avec Przyborowski par Mathilde Baümler qui raconta que tous deux avaient préparé le faux-témoignage Cernuscki, petite affaire faite avec le général Mercier pour 30 000 francs (Cassation ii. ii, tome 3, p. 128). Pzryborowski nia.

Philippe Oriol

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